J.D. Vance espère ouvrir une « nouvelle page » avec l’Iran. Sur papier, l’objectif semble immense : calmer la guerre, sécuriser le détroit d’Ormuz, empêcher une escalade régionale et régler l’éternel dossier du nucléaire iranien.
Mais dans les faits, deux acteurs majeurs manquent à la table : Israël, qui poursuit ses opérations militaires au Liban, et le Hezbollah, groupe armé allié de l’Iran et directement engagé dans les affrontements.
C’est un peu comme tenter de régler un incendie entre le propriétaire de la maison et le fournisseur d’eau… alors que les deux personnes qui tiennent encore les tuyaux et les allumettes sont restées dehors.
Pourquoi négocier ainsi?
Parce que les États-Unis veulent d’abord obtenir de l’Iran des engagements globaux : réduire son rôle militaire régional, éviter toute avancée vers l’arme nucléaire et faire pression sur ses alliés armés, dont le Hezbollah. Washington considère que Téhéran possède une influence décisive sur ces groupes.
Mais l’Iran répond que rien de durable n’est possible tant qu’Israël continue de frapper au Liban et d’occuper une partie du sud du pays.
Voilà le cœur du problème : les États-Unis et l’Iran peuvent signer un protocole, échanger des promesses et parler de paix. Pourtant, sans l’adhésion concrète d’Israël et sans un engagement clair du Hezbollah à respecter un cessez-le-feu, l’accord risque de rester une paix de papier.
Les combats récents le démontrent déjà. Alors que les discussions commencent à peine, des morts s’ajoutent au Liban, Israël affirme pouvoir agir « sans restriction », le Hezbollah demeure mobilisé et l’Iran menace de refermer le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle pour le pétrole mondial.
Le message à retenir est simple : au Moyen-Orient, on peut négocier entre grandes puissances, mais on ne peut pas imposer la paix à ceux qui continuent de tirer sur le terrain.
La Suisse peut accueillir les diplomates. Mais la véritable signature de la paix devra un jour se faire là où les armes parlent encore : entre Israël, le Liban, le Hezbollah et l’Iran.
Texte inspiré de l’article d’Élodie Le Maou et des bureaux de l’AFP à Téhéran, Washington, Jérusalem et Beyrouth, publié le 21 juin 2026.
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