C’est toute la question.
On peut multiplier les frappes, détruire des infrastructures, neutraliser des équipements et afficher des bilans impressionnants. Mais si, au bout du compte, l’instabilité demeure, que les négociations piétinent, que les coûts humains explosent et que les objectifs politiques ne sont toujours pas atteints, peut-on vraiment parler de victoire?
La guerre mesure facilement ce qu’elle détruit.
Elle mesure beaucoup moins bien ce qu’elle réussit à construire ensuite.
C’est pourquoi la vraie question n’est peut-être pas : « Combien de cibles avons-nous frappées? »
Mais plutôt :
« Qu’avons-nous réellement obtenu? À quel prix? Et pour quel lendemain? »
Parce qu’au bout du compte, détruire n’est pas toujours gagner.