Le vrai débat: Trump gouverne au bénéfice de qui?


 Érick Duchesne pose une question qui mérite mieux que les étiquettes habituelles : Trump est-il fasciste, communiste, dictateur… ou assistons-nous plutôt à autre chose?

Dans son article « Trump, communiste ou fasciste? L’oligarchie derrière les étiquettes », il propose une grille plus précise : celle d’une oligarchie personnalisée, où la richesse compte, mais où la proximité avec le président pourrait devenir presque aussi importante que les règles elles-mêmes.

C’est là que le débat devient intéressant.

Les États-Unis ne sont pas une dictature. Les élections, les tribunaux, les médias, les États fédérés et la société civile constituent encore de véritables contre-pouvoirs. Duchesne le reconnaît lui-même.

Mais plusieurs tendances soulèvent une question légitime : lorsque des entreprises doivent négocier exemptions, protections ou avantages directement avec le pouvoir politique, sommes-nous toujours dans un système où les mêmes règles s’appliquent à tous?

Le véritable enjeu n’est donc peut-être pas de trouver l’étiquette parfaite.

Il est de demander :

Qui gouverne réellement, selon quelles règles, et au bénéfice de qui?

Référence : Érick Duchesne, Échos d’un monde en tension, 11 août 2026.

Les faits d’abord. Votre opinion ensuite.

Trump entre dans le calendrier vaccinal


Donald Trump a engagé une modification majeure de la politique fédérale américaine de vaccination infantile.

LE CONTEXTE — cette décision survient alors que la couverture vaccinale contre certaines maladies, notamment la rougeole, a diminué et que les États-Unis connaissent une résurgence importante de cette maladie.

LES RÉALITÉS — réexaminer un calendrier vaccinal, comparer les pratiques internationales et vouloir mieux informer les parents sont des démarches légitimes. Mais modifier un programme de santé publique exige des preuves correspondant à l’ampleur du changement proposé.

LA TENSION — l’administration présente la réforme comme une façon d’accroître le choix et la confiance, tandis que de nombreuses autorités médicales soutiennent que plusieurs changements annoncés ne reposent pas sur de nouvelles données scientifiques suffisantes.

L’ESSENTIEL — nous ne savons pas encore quelles seront toutes les conséquences de cette réforme. Nous pouvons toutefois déjà dire quelque chose de beaucoup plus fermement : l’état actuel des preuves ne permet pas d’affirmer que l’espacement de plusieurs vaccins ou leur séparation protégera mieux les enfants, notamment contre l’autisme.

La science pourrait toujours produire de nouvelles données.

Si elles démontrent demain qu’un calendrier différent protège mieux les enfants, il faudra changer de position.

Mais une politique concernant des millions d’enfants ne devrait pas demander à la preuve de courir derrière la décision.

En santé publique, on peut modifier une politique lorsque les preuves changent; on ne devrait pas modifier les preuves pour justifier une politique.

Sources à consulter et à vérifier dans leur version la plus récente : Reuters, Associated Press, Maison-Blanche, Centers for Disease Control and Prevention (CDC), American Academy of Pediatrics, Gouvernement du Québec et Agence de la santé publique du Canada. La science pourrait toujours produire de nouvelles données.