Nos valeurs,notre fierté,notre resistance


 Pourquoi je m'oppose au trumpisme.

Cette image ne représente pas un parti politique.

Elle ne représente pas une haine envers les Américains, un peuple que j'ai toujours apprécié.

Elle représente plutôt les valeurs que je refuse de voir s'effriter.

Depuis que je suis de près Donald Trump, ce n'est pas sa personnalité qui me préoccupe le plus. Ce sont les principes que son mouvement finit par banaliser : la remise en question de la vérité lorsqu'elle dérange, les attaques répétées contre les journalistes, les experts scientifiques, la méfiance envers les institutions démocratiques et maintenant le système électoral , la polarisation entretenue comme stratégie politique et le mépris grandissant envers ceux qui pensent autrement.

Pour moi, une démocratie ne tient pas seulement par des élections. Elle tient parce que des citoyens acceptent de débattre à partir des faits, parce qu'une presse libre peut poser des questions difficiles, parce que les tribunaux demeurent indépendants et parce que chaque personne conserve sa dignité, même lorsqu'elle est en désaccord avec nous.

Voilà pourquoi cette image me ressemble.

Elle résume, en une seule illustration, les valeurs que je souhaite défendre : la vérité, la démocratie, la liberté de la presse, le respect de la personne et la solidarité entre les peuples.

On peut être Canadien, aimer profondément les États-Unis et, en même temps, s'opposer fermement à une idéologie que l'on juge dangereuse pour la démocratie. Les critiques que j'exprime ne s'adressent pas à un peuple; elles concernent une manière de gouverner et de concevoir le pouvoir.

Je ne demande à personne de penser comme moi.

J'invite simplement chacun à réfléchir à cette question essentielle :

Quels sont les principes que nous voulons transmettre aux générations qui nous suivront?

Pour ma part, mon choix est fait depuis longtemps.

Je choisis la démocratie plutôt que le culte d'un chef.
Je choisis les faits plutôt que les mensonges.
Je choisis le dialogue plutôt que la division.
Je choisis l'humanité plutôt que la peur.

Parce qu'au bout du compte, ce ne sont pas les hommes politiques qui définissent une nation.

Ce sont les valeurs que ses citoyens décident de protéger.

Quand le sénateur Sheehy rajoute un couche de merde trumpienne sur les feux de forêts canadiens.


 L’accusation de Tim Sheehy paraît explosive : le Canada « bloquerait systématiquement » les entreprises américaines de lutte contre les incendies, tout en envoyant ses propres avions subventionnés gagner de l’argent aux États-Unis.


Le problème, c’est que sa propre ancienne entreprise contredit la pièce maîtresse de son discours.

Bridger Aerospace, fondée par Sheehy, affirme publiquement mener des opérations de lutte contre les incendies aux États-Unis et au Canada, au service d’organismes fédéraux, étatiques, provinciaux et locaux. Ses documents corporatifs indiquent également qu’elle offre ses services à l’international. Voilà une curieuse façon, pour le Canada, de « bloquer systématiquement » les entreprises américaines.

Il peut exister des exigences canadiennes de certification, de sécurité, d’admissibilité ou d’approvisionnement. Mais une réglementation n’est pas automatiquement un blocus protectionniste. Pour démontrer son « racket », Sheehy devrait identifier les entreprises refusées, les appels d’offres contestés, les règles discriminatoires et les ressources disponibles qui auraient été volontairement écartées. Dans les déclarations rapportées, il ne fournit rien de tout cela.

L’aide américaine existe déjà

Les États-Unis et le Canada possèdent depuis 1982 un accord de coopération en matière d’incendies de forêt. En juin 2025 encore, le centre américain de coordination avait envoyé du personnel fédéral au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique. Le Centre interservices des feux de forêt du Canada coordonne officiellement le partage de personnel, d’équipement et d’aéronefs avec ses partenaires internationaux.

Doug Ford ne demandait donc pas l’invention soudaine d’un programme de charité. Il rappelait simplement le principe sur lequel repose cette coopération : quand le voisin brûle, on l’aide.

Les avions canadiens ne volent pas gratuitement

Sheehy présente ensuite les contrats accordés aux avions canadiens comme si Ottawa dépouillait les contribuables américains. Or les États-Unis engagent également des entreprises privées américaines à des tarifs commerciaux considérables. Un contrat du Montana avec Bridger prévoyait environ 51 621 dollars par jour pour chaque avion disponible, auxquels s’ajoutaient plus de 17 000 dollars par heure de vol. Le recours à des appareils étrangers n’est donc pas un complot canadien : c’est le fonctionnement normal d’un marché spécialisé où les ressources sont limitées.

Et il faut regarder qui parle. Sheehy a fondé Bridger Aerospace, détient des intérêts placés dans une fiducie et milite pour une utilisation accrue des appareils privés. Des enquêtes ont relevé que les politiques qu’il défend pourraient profiter au secteur dans lequel son ancienne entreprise évolue. Cela ne rend pas automatiquement ses arguments faux, mais cela oblige certainement à révéler son intérêt commercial manifeste dans le débat.

Pendant ce temps, les États-Unis avaient eux-mêmes déjà vu brûler environ 3,7 millions d’acres en 2026, bien au-dessus de leur moyenne décennale. Les incendies ne sont donc ni une invention canadienne ni un produit que l’on peut arrêter à la douane.

Sheehy ne répond pas à une urgence climatique. Il transforme une coopération vieille de plusieurs décennies en guerre commerciale et offre à Trump un nouveau slogan.

Ce n’est pas le Canada qui bloque l’aide américaine. C’est la politique trumpiste qui bloque encore une fois les faits.