Un blogue populaire, vulgarisateur et rassembleur, qui part de l’actualité pour créer du sens. « Ne pas imposer une lumière. Simplement en allumer une assez forte pour que chacun puisse voir par lui-même. »
CEUTA : QUAND 60 000 DÉSESPOIRS DEVIENNENT UNE ARME POLITIQUE
Rêverie « numaine »*
Il nous appartient maintenant de décider si cette nouvelle création sera le prolongement de notre sagesse… ou de nos erreurs.
Et comme je crois sincèrement que la rivière trouve toujours son lit, j’ai confiance en l’avenir.
L’histoire de l’humanité s’est toujours écrite ainsi : essai, erreur, apprentissage… puis progrès. ».
Il suffit d’avoir la patience d’y croire.
🎵 Pour accompagner cette réflexion, je vous invite à écouter ma chanson Rêverie humaine. J’espère qu’elle prolongera ce moment de contemplation.
https://youtu.be/nkTPN6D_hCs?si=xjbmhNv2ifG7JAxA
*Numain (n. m.) : Être humain qui met le numérique et l’intelligence artificielle au service de son intelligence, de sa créativité et de son humanité, sans jamais leur abandonner son jugement ni sa conscience.
QUAND UN MILLIARDAIRE FINANCE LE POUVOIR, IL NE FAIT PAS DE LA CHARITÉ
Elon Musk se prépare à investir encore massivement pour aider les républicains aux élections américaines de 2026.
En 2024, il avait déjà dépensé plus d’un quart de milliard de dollars pour soutenir Donald Trump et d’autres candidats républicains.
Pourquoi un homme aussi riche jette-t-il autant d’argent dans une campagne électorale?
Par conviction politique, certainement.
Mais croire que cela n’a rien à voir avec ses intérêts d’affaires serait d’une naïveté désarmante.
SpaceX, Starlink, Tesla, xAI et Neuralink vivent toutes, à des degrés différents, sous l’influence directe du gouvernement américain. Contrats militaires, programmes spatiaux, licences, fréquences, subventions, crédits fiscaux, normes automobiles, enquêtes réglementaires, politiques sur l’intelligence artificielle : presque toutes les routes de son empire croisent un bureau gouvernemental.
Avons-nous la preuve qu’un marché explicite a été conclu?
Non.
Mais les échanges de pouvoir ne prennent pas toujours la forme d’un contrat signé.
Ils prennent parfois la forme d’un accès privilégié.
D’une réglementation assouplie.
D’une enquête ralentie.
D’un programme public redessiné.
D’un contrat accordé.
D’un téléphone auquel on répond plus rapidement lorsque l’appel vient de l’homme qui a aidé à financer l’élection.
Voilà le véritable rendement possible.
Musk dépense quelques centaines de millions en politique, mais une seule décision favorable à Starlink, SpaceX, Tesla ou xAI peut valoir des milliards.
À ce niveau, ce n’est plus une dépense.
C’est un placement.
Soyons justes : les grandes fortunes financent aussi les démocrates. Le problème dépasse donc Musk et les républicains.
Le véritable scandale est un système dans lequel des milliardaires peuvent bâtir leur propre machine électorale, choisir les messages que des millions de personnes verront, financer le porte-à-porte, cibler les électeurs et peser sur ceux qui écriront ensuite les lois.
Chaque citoyen possède un vote.
Mais certains peuvent acheter le décor, les projecteurs, les haut-parleurs et parfois même une place en coulisses.
L’argent politique n’achète pas toujours une faveur précise. Il achète souvent la proximité de ceux qui ont le pouvoir d’en accorder.
Et lorsqu’un milliardaire finance ceux qui contrôleront ensuite les contrats, les règlements et les enquêtes touchant ses propres entreprises, on peut appeler cela de la liberté politique.
On peut aussi appeler cela un conflit d’intérêts géant, soigneusement enveloppé dans un drapeau.
Le plus grand emmerdeur de la planète!
Mon cher Mike.
Quand nous discutons de Donald Trump, j’ai parfois l’impression que nous ne parlons pas du même homme… ni même de la même planète! Pourtant, nous réagissons souvent aux mêmes déclarations, aux mêmes décisions et aux mêmes événements.
La vraie question n’est donc peut-être pas seulement : « Qui de nous deux a raison? » La meilleure serait plutôt : « Lequel de nous deux reçoit l’information la plus professionnelle, la plus complète et la moins assaisonnée à la sauce partisane? »
Tu regardes régulièrement Fox News, Newsmax et parfois CNN. Moi, je consulte davantage les médias canadiens et d’autres sources qui présentent souvent Trump sous un angle plus critique. Toi, tu peux voir en lui un homme fort qui protège l’Amérique et affronte les élites. Moi, je vois plutôt un grand intimidateur de cour d’école qui menace ses voisins, insulte l’arbitre et repart avec le ballon quand le match ne lui plaît pas.
Comment pouvons-nous arriver à des conclusions si opposées avec la même actualité?
Parce qu’un média ne choisit pas seulement les faits qu’il présente. Il choisit aussi le titre, les images, les invités, le vocabulaire et ce qu’il répétera quinze fois avant le prochain verre d’eau.
Si Trump impose des droits de douane au Canada, une chaîne favorable dira :
« Trump protège courageusement les travailleurs américains. »
Une chaîne critique dira :
« Trump déclenche une guerre commerciale qui menace les emplois et augmente les prix. »
Même décision, mais musique d’ambiance complètement différente.
Il faut surtout distinguer deux choses : « Trump a déclaré ceci » peut être parfaitement vrai. Mais cela ne signifie pas automatiquement que ce qu’il a déclaré est vrai. Un journaliste professionnel ne devrait pas seulement tenir le micro. Il doit vérifier les affirmations, présenter les preuves et replacer les paroles dans leur contexte.
Je reconnais volontiers que nous sommes tous vulnérables au biais de confirmation. Nous aimons les nouvelles qui nous donnent raison et nous irritons contre celles qui dérangent notre belle petite construction mentale. Tu peux regarder CNN et conclure que cette chaîne déteste Trump. Je peux regarder un média canadien et croire qu’il confirme scientifiquement que Trump est un gigantesque bouchon politique.
Ni toi ni moi ne sommes immunisés contre la manipulation.
Je te propose donc un défi amical. Choisissons une déclaration précise de Trump. Comparons son traitement par Newsmax, Fox News, CNN, Reuters, Associated Press et un média canadien reconnu. Enlevons les insultes, les effets dramatiques et les commentateurs qui semblent avoir avalé trois cafés doubles. Gardons seulement les citations complètes, les documents, les chiffres vérifiables et les faits confirmés par plusieurs sources.
Le gagnant ne sera pas celui qui aime ou déteste le plus Trump. Ce sera celui qui accepte de modifier son opinion lorsque les preuves contredisent son récit préféré.
Trump parle beaucoup de « fake news ». Mais traiter de menteur quiconque nous critique n’est pas une preuve : c’est seulement une façon bruyante d’éviter la discussion.
Alors, mon cher Mike, si les faits démontrent que j’ai tort, je l’admettrai. Mais s’ils démontrent que Trump ou tes animateurs préférés ont encore servi une histoire bien bouchonnée, il faudra peut-être sortir le gros tire-bouchon pour te faire respirer un peu! 😂
Comment agir avec un intimidateur?
On ne désamorce pas nécessairement un intimidateur en lui donnant ce qu’il réclame. On risque parfois de lui apprendre qu’il suffit de menacer davantage.
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