Pourquoi je m'oppose au trumpisme.
Cette image ne représente pas un parti politique.
Elle ne représente pas une haine envers les Américains, un peuple que j'ai toujours apprécié.
Elle représente plutôt les valeurs que je refuse de voir s'effriter.
Depuis que je suis de près Donald Trump, ce n'est pas sa personnalité qui me préoccupe le plus. Ce sont les principes que son mouvement finit par banaliser : la remise en question de la vérité lorsqu'elle dérange, les attaques répétées contre les journalistes, les experts scientifiques, la méfiance envers les institutions démocratiques et maintenant le système électoral , la polarisation entretenue comme stratégie politique et le mépris grandissant envers ceux qui pensent autrement.
Pour moi, une démocratie ne tient pas seulement par des élections. Elle tient parce que des citoyens acceptent de débattre à partir des faits, parce qu'une presse libre peut poser des questions difficiles, parce que les tribunaux demeurent indépendants et parce que chaque personne conserve sa dignité, même lorsqu'elle est en désaccord avec nous.
Voilà pourquoi cette image me ressemble.
Elle résume, en une seule illustration, les valeurs que je souhaite défendre : la vérité, la démocratie, la liberté de la presse, le respect de la personne et la solidarité entre les peuples.
On peut être Canadien, aimer profondément les États-Unis et, en même temps, s'opposer fermement à une idéologie que l'on juge dangereuse pour la démocratie. Les critiques que j'exprime ne s'adressent pas à un peuple; elles concernent une manière de gouverner et de concevoir le pouvoir.
Je ne demande à personne de penser comme moi.
J'invite simplement chacun à réfléchir à cette question essentielle :
Quels sont les principes que nous voulons transmettre aux générations qui nous suivront?
Pour ma part, mon choix est fait depuis longtemps.
Je choisis la démocratie plutôt que le culte d'un chef.
Je choisis les faits plutôt que les mensonges.
Je choisis le dialogue plutôt que la division.
Je choisis l'humanité plutôt que la peur.
Parce qu'au bout du compte, ce ne sont pas les hommes politiques qui définissent une nation.
Ce sont les valeurs que ses citoyens décident de protéger.

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